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Nous menons ce combat avec force et énergie depuis 4 ans. Nous ne menons pas un combat théorique mais, au travers du vécu de Pierre Botton, nous agissons concrètement pour changer un système archaïque qui ne prend pas en compte la dimension humaine. Au travers des campagnes de sensibilisation et de l’ensemble des actions, nous bouleversons toujours un peu plus le système en place pour aller vers des améliorations de conditions de détention et la prise en compte dès la condamnation de la dimension de réinsertion.
Nous rappelons que nous agissons uniquement sur le plan institutionnel et structurel et exclusivement pour les personnes condamnées à des peines de moins de 5 ans, hors crime de sang et sexuel.
Notre devise : Que la première minute de condamnation soit la première minute de réinsertion.
Notre stratégie : Sensibiliser le public, à travers des personnalités et les médias, en expliquant que moins de récidive, c’est moins de victimes, et toucher le politique et « l’aider » à prendre les décisions urgentes qui s’imposent.
Nos actions dès aujourd’hui : Améliorer les conditions de détention car il est impossible de prendre conscience de sa peine lorsqu’on lutte pour le respect de sa dignité.
Demain : Incarcérer différemment les délinquants condamnés à une peine de moins de 5 ans hors crime sexuel et de sang, et proposer un réel parcours de réinsertion.

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Ce que nous espérons obtenir


feurouge

Après de longs débats avec le ministère de la justice et l’administration pénitentiaire nous avons obtenu :

Nous revendiquons que le respect de la dignité humaine soit une priorité dans la vie carcérale.

  • Ainsi, la possibilité que les personnes détenues puissent se doucher une fois par jour nous apparait comme un droit fondamental.

  • De plus, nous demandons que les établissements pénitentiaires respectent les normes européennes concernant la taille des cellules. Actuellement, les nouvelles prisons françaises sont dotées de cellules de 8,5 m² alors que la norme européenne est de 10,54 m². Par ailleurs, compte tenu de la surpopulation carcérale, les cellules françaises ne sont pas toutes individuelles.

  • Enfin, nous demandons la suppression des caillebotis qui divisent par deux la lumière dans les cellules. Ceci est une nécessité structurante.
Nous demandons que la lutte contre la récidive soit une priorité.     
  • Ainsi, le renfort des liens familiaux nous paraît essentiel dans la perspective d’une réinsertion. Le doublement des parloirs familiaux pendant les vacances scolaires serait une avancée décisive.

  • En appliquant le droit du travail et le respect du salaire minimum en prison, la personne détenue pourrait commencer pendant sa peine à indemniser ses victimes et préparer sa sortie notamment en mettant de l’argent de coté pour intégrer un logement à sa sortie de prison. C’est aussi considérer que l’oisiveté n’est pas la seule manière de pouvoir purger sa peine. Les valeurs travail et la formation permettent à la personne détenue de prendre conscience de ses actes et de préparer dès le premier jour de sa condamnation sa sortie de prison.